Fermer
|
Imprimer
|
|
Etat des connaissances sur le cyclophosphamide
Mise à jour : 6 février 2013
- Toxicologie préclinique
- Le cyclophosphamide est mutagène.
- Le cyclophosphamide est tératogène et embryolétal chez l’animal.
- Aspect malformatif
- Une dizaine d’observations d’enfants ou de fœtus malformés est rapportée dans la littérature. Le tableau malformatif est assez homogène :
- Retards de croissance intra-utérin et staturo-pondéral
- Malformations des membres : aplasie ou hypoplasie des doigts (en particulier des pouces), des orteils ou des os longs
- Atteintes de l’œil : microphtalmie, hypoplasie du nerf optique
- Dysmorphie faciale : ensellure nasale aplatie, anomalie de l’oreille, fente palatine, fissures palpébrales étroites
- Atteintes du crâne : crâniosténoses
- Atteintes du système nerveux central : hydrocéphalie, microcéphalie
- La fréquence de ce tableau ne peut être calculée car sa mise en évidence ne repose que sur des cas isolés.
- Une dose-seuil ne peut être précisée. Des malformations ont été observées dès 400 mg en dose totale. Parmi les enfants et/ou fœtus malformés, les mères étaient traitées pour des pathologies auto-immunes dans la moitié des cas.
- La période à risque concerne au moins le 1er trimestre.
- Une quinzaine d’enfants normaux sans malformation sont également décrits suite à une exposition maternelle au 1er trimestre, y compris à fortes doses (cancérologie).
- Aspect néonatal
- Quelques cas d’anomalies hématologiques ont été décrits chez des nouveaux-nés de mères traitées aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse par une polychimiothérapie contenant du cyclophosphamide. Il s’agit essentiellement d’anémies, plus rarement de leucopénies ou de pancytopénies.
- Plus le délai entre la dernière cure et l’accouchement est court, plus le risque hématologique néonatal est élevé.
|
|