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Etat des connaissances sur la phénytoïne


Mise à jour : 8 février 2013

  • Aspect malformatif
    • L’épilepsie n’a pas de rôle propre dans la survenue de malformations.
    • Dans les études récentes, les données chez les femmes exposées à la phénytoïne en cours de grossesse sont très nombreuses et ne montrent pas d’augmentation de la fréquence globale des malformations (qui est de 2 à 3 % dans la population générale).
    • Cependant dans les études plus anciennes où la polythérapie était très fréquente, en particulier en association avec le phénobarbital, la fréquence globale des malformations était multipliée par 2 ou 3. Certaines malformations étaient particulièrement observées mais ne semblent pas être retrouvées actuellement :
      • fentes labio-narinaires ou palatines, malformations cardiaques, hypospadias, et parfois dysmorphie faciale, hypoplasie des dernières phalanges et des ongles, retard psychomoteur.
  • Aspect néonatal
    • La phénytoïne passe le placenta. Les concentrations maternelles et néonatales sont équivalentes.
    • Quelques rares hémorragies néonatales précoces sont signalées chez des nouveau-nés de mères traitées par phénytoïne jusqu’à l’accouchement.
      Ces troubles sont dus à l’effet inducteur enzymatique de la phénytoïne qui diminue les facteurs vitamine K-dépendants du nouveau-né.
  • Aspect neuro-comportemental
    • Des retards psychomoteurs ont été décrits dans des observations anciennes chez des enfants de femmes traitées par phénytoïne, souvent en polythérapie avec le phénobarbital.
    • Les études actuelles ne retrouvent pas cet effet.
  • Aspect maternel
    • Les concentrations plasmatiques de phénytoïne peuvent diminuer dans la deuxième partie de la grossesse.
    • Une augmentation de la posologie peut être nécessaire en cas de réapparition des crises épileptiques en cours de grossesse. Dans ce cas, les posologies seront réajustées dans le post-partum pour éviter un surdosage.